CAS DU MIRAGE IV. Le 7 Mars 1977.

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CAS DU MIRAGE IV. Le 7 Mars 1977.

Message  Mantell le Mar 1 Juin - 14:47

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Cas du Mirage IV:
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Appareil en cause :

Dassault Mirage IV.
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Type d'avion : Bombardier/ Reconnaissance
Constructeur : Dassault Aviation
Pays : France
Année du premier vol : 1959
Lorsqu'en 1954 le gouvernement français eut décidé de créer une force de dissuasion nucléaire,
Dassault prit en compte le projet d'un vecteur de hautes performances
à long rayon d'action.

En 1959, le prototype de Mirage IV prit l'air pour la première fois.
Ce fut un tel succès que l'appareil fut exceptionnellement
autorisé à survoler le salon du Bourget.

Le Mirage IV pouvait largement atteindre la vitesse de Mach 2.
Lorsque la version de série fut mise au point,
l'état-major de l'armée de l'Air passa commande de cinquante unités
livrables entre 1963 et 1965.
Doté d'un système de navigation sophistiqué et ravitaillable
en vol, le Mirage IV était une arme de dissuasion efficace.

Plus récemment, un certain nombre de Mirage IV A
furent transformés par la suite pour la reconnaissance stratégique
à haute et basse altitude.

Mais l'appareil était appelé à connaître un nouveau souffle
lorsqu'il fut décidé d'équiper certains exemplaires
de missiles ASMP.
Le Mirage IV P est très proche du Mirage IV A originel.
Les derniers exemplaires du Mirage IV doivent être retirés
du service à la mi-2005, 40 années après l'entrée en service
des premiers exemplaires.
En tout, une soixantaine d'appareils furent produits.

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Caractéristiques du Dassault Mirage IV P
de reconnaissance stratégique:

Equipage: 2 (pilote + navigateur/officier système d'armes)
Envergure: 11.84 m
Longueur: 23.32 m
Hauteur: 5.65 m
Surface alaire: 78 m²
Masse à vide: 14 500 kg
Masse maximum: 33 800 kg
Rayon d'action tactique: 2160 nautiques (4000 km environ) sans ravitaillement en vol
Plafond: 66 600 pieds (environ 20 000 m)
Vitesse de croisière: Mach 1.8 (environ 1 970 km/h)
Vitesse maximale: Mach 3.
Moteur: 2 réacteurs SNECMA Atar 9-K-14 de 2x4700 kgp (2x6700 kg avec la post combustion)
Armement:
- Un conteneur photo (CT 52) HA, BA et IR
- Système OMERA 35 et 36
- Camera cartographique Wild Omera RC8F
- Appareil infrarouge super cyclope
- Contre-mesures actives et passives en emport interne et externe .




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TEMOIGNAGE:

Rencontre Mirage IV - OVNI, 7 Mars 1977:

"J'ai une impression de forme et de masse imposante derrière, beaucoup plus grosse que mon Mirage. Quand on s'est posés à Luxeuil, on était sonnés."

Colonel René Giraud, Armée de l'Air Française.

Le 7 Mars 1977, à 20:34, le Major René Giraud avait engagé le pilote automatique d'un bombardier à capacité nucléaire supersonique Mirage IV qu'il pilotait avec le capitaine Jean Paul Abraham comme navigateur. Ils revenaient d'un exercice de navigation de nuit vers la base aérienne de Luxeuil et étaient dans la région de Chaumont dans le département de Haute Marne, volant à une altitude de 9750 mètres et à une vitesse de Mach 0,9 dans d'excellentes conditions de visibilité.

Ils ont remarqué une lumière brillante venant droit sur leur Mirage sur un cours de collision avec eux, et la première pensée qu'ils eurent fut que ce pouvait être un chasseur à réaction, mais quand ils ont transmis par radio au contrôle au sol de Contrexéville pour le rapporter et en obtenir une identification, ils ont appris que le radar au sol n'a rien montré et qu'aucun autre avion n'était connu pour être dans ce secteur. Le contrôleur au sol leur a demandé de vérifier leur oxygène, ce qui indique qu'il a probablement pensé que l'équipage pourrait avoir des hallucinations.

La lumière a semblé de plus en plus grande au fur et à mesure qu'elle approchait leur avion par leur arrière droit. Le pilote volait à Mach 0,98 et a fait un virage vers la droite puis vers la gauche pour s'assurer de la nature de la lumière. Pendant qu'ils effectuaient ces manoeuvres, tous deux ont pu distinguer que la lumière était à l'avant d'un objet massif sombre. En dépit de leur manoeuvre évasive, l'objet non identifié est parvenu à rester exactement derrière eux pendant quelques secondes, une situation très dangereuse si l'objet inconnu avait eu des intentions hostiles. Puis l'objet a fait un virage vers le Nord-Ouest à une vitesse estimée de Mach II, et est parti à la gauche du Mirage IV.

Giraud a indiqué plus tard que bien que l'objet
ait été parti à ce moment-là, il s'est senti
comme observé, et a dit a Abraham:
-"Tu va voir, il va revenir."

Environ 45 secondes plus tard, un objet non identifié de vol différent ou exactement semblable réapparaissait à l'arrière du Mirage, et Giraud a exécuté une deuxième fois sa manoeuvre évasive, virant de manière encore plus serrée vers la droite à 6.5G puis de l'autre côté vers la gauche, tandis que l'OVNI exécutait également le même passage que le premier ou la première fois, et a alors filé au loin.

Le contrôle au sol ne pouvait pas toujours pas détecter
quoi que ce soit sur le radar, et le Mirage IV est alors
revenu sans problèmes à la base aérienne de Luxeuil.

Le numéro 1 des numéros spéciaux du magazine Français VSD (www.vsd.fr) traite du cas. René Giraud y explique à l'auteur de l'article qui l'a interviewé:

"Ce soir-là, commandant au sein de l'escadron de bombardement Arbois, je viens d'effectuer un exercice de nuit à bord d'un bombardier Mirage IV avec mon navigateur, le capitaine Jean-Paul Abraham. On rentre sur Luxeuil à 9750 m d'altitude et à environ 1000 km/h. Nous sommes à la verticale de Chaumont quand une lueur arrive sur notre droite. Elle est identique au phare de reconnaissance d'un chasseur Mirage III. Le contrôleur radar de Contrexéville dort-il? L'objet continue de s'approcher, au même niveau que nous... Pas normal, il devrait rester en dessous. Je préviens le contrôleur au sol, mais il me dit qu'il n'y a absolument rien. Et ça se rapproche... Ce n'est pas un avion, ce n'est pas un missile. Je commence doucement à évoluer à droite. Et il reste à l'intérieur de mon virage, collé à ma trajectoire. Aussitôt, je vire sec. Cet objet est en train de nous "bouffer" carrément à moins de 1 km en secteur arrière comme lors d'une passe de tir! Il vole beaucoup plus vite que moi... Et ça va durer ainsi 40 secondes! Je ne peux absolument rien faire... Je ralentis mon virage, et ce truc part à une vitesse inouïe! 30 secondes après avoir repris le cap sur la base, je dis à mon navigateur : "Fais attention, ça revient!..." Je sens qu'on m'observe! Je vire très sec à droite dès le départ, après avoir mis les réacteurs à fond. L'objet nous refais le même cinéma. Et là, il arrive très près. J'ai une impression de forme et de masse imposante derrière, beaucoup plus grosse que mon Mirage. Jean-Paul tente de prendre des photos. Je renverse légèrement et la lumière repart vers l'Ouest avec une accélération phénoménale, en produisant une espèce de traînée... Quand on s'est posés à Luxeuil, on était sonnés..."
Source: VSD Hors Série OVNIS N.1.

Les discussions dans l'Armée de l'Air au sujet de l'incident ont précisé que l'objet volant non identifié devait obligatoirement avoir été supersonique, bien qu'aucun bang de passage du mur du son n'ait été rapporté dans le secteur à ce moment-là par les témoins au sol, qu'aucun autre trafic connu n'était dans le secteur, et qu'il était fortement anormal que l'OVNI ne soit pas apparu sur l'écran radar du contrôle au sol.

Toutes les conversations par radio entre l'équipage et le contrôle au sol ont été enregistrées et gardées pendant un certain temps, ce qui a permis une transcrïption écrite.
Les témoignages au sol furent également enregistrés.

Giraud, qui est sorti de l'Armée de l'Air avec le grade de colonel, s'est exprimé publiquement en plusieurs occasion, y compris sur les TV nationales françaises, au sujet de cette expérience. Tandis qu'il n'est pas enclin à spéculer sur la nature de l'objet, il a précisé que l'OVNI a exécuté des manoeuvres actives en réaction à la présence du Mirage, et des manoeuvres réactives quand le Mirage IV a entamé des manoeuvres évasives, comme si une intelligence était au commandes de l'OVNI.

Le cas est listé dans le célèbre catalogue de Dominique Weinstein concernant les quasi collision entre avions et OVNIS.

Le cas est également listé et décrit parmi d'autres rencontres aéronautique d'OVNIS dans le fameux rapport français de l'association COMETA, 1999, un rapport sur les OVNIS par un groupe d'anciens hauts experts en matière militaires et anciens hauts gradés de l'Armée de l'Air et de l'institut français des hautes études de la défense, et d'autres, prévu pour être lu par le Président Français Jacques Chirac et son premier ministre Lionel Jospin pour les alerter au sujet du besoin de considérations sérieuses des implications en matière de défense du phénomène OVNI comme manifestation fortement probable d'une présence extraterrestre.


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-Remarque pour notre forum:

Il ne faut pas oublier que le Mirage IV est en 1977 un des principaux vecteurs
de la capacité nucléaire (Bombes H) de notre Défense aerienne. (Voir VELASCO.)
De ce fait,ces missions si particulières de bombardement nucleaire ne peuvent étre
confiées à des pilotes "néophytes".
Ce ne sont donc que les pilotes parmi les plus expérimentés, à qui l'on confie ces missions d'une si grande importance stratégique.


Celà ne peut donc que confirmer la valeur vraiment exceptionnelle de ce témoignage
incontournable d'une observation d'un objet non identifié, présent dans notre espace aerien.


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A+JP.
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