RADAR PRIMAIRE ET SECONDAIRE.

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RADAR PRIMAIRE ET SECONDAIRE.

Message  Mantell le Sam 15 Mai - 13:14

flower

Nous nous devons de savoir ici, comment fonctionnent les radar.
Ref: http://controle.chakram.info/index013.html


Un outil indispensable: le Radar.

Si aux débuts du contrôle aérien la montre était essentielle, une invention militaire très utile allait glisser vers le domaine civil pour le révolutionner. Il s'agit bien sur du radar.

L'Histoire
Le radar ou plutot Ra.D.A.R est né avant la seconde guerre mondiale... Comme son nom l'indique (Radio Detection And Ranging), il s'agit d'une invention permettant la détection et la localisation par ondes radioélectriques. La première utilisation qui le rendit célébre pour nous, Européens, fut la Bataille d'Angleterre, bataille au cours de laquelle, les stations anglaises réparties le long de la côté permirent à la Royal Air Force d'anticiper sur les attaques de la Luftwaffe.
Les principes de fonctionnement

Plutôt que de partir dans des longs discours, nous allons aborder point par point le fonctionnement de notre radar. Pour commencer, le principe de base du fonctionnement du radar est l'émission réception d'un signal radioélectrique dans une direction.

La localisation

Comme indiqué plus haut, le radar, via une antenne
- qui peut être mobile souvent évoquée par une antenne tournante ou fixe comme l'était les installations britanniques de la Bataille d'Angleterre
- émet une onde radioélectrique
- une onde électromagnétique dans la gamme des ondes dites "radio"
- et cette onde est réfléchies par une cible. Cette cible revêtir diverses formes: avion, nuages, relief, etc. Le temps entre l'émission et la réception permet de calculer une distance puisque les ondes utilisées voyagent à la vitesse de la lumière,c'est à dire très grossièrement à 300 000 km/s.

Il est possible de faire un calcul assez bref pour comprendre le principe: un radar émet une impulsion qui est réfléchie et renvoyée vers sa source. Le temps entre émission et réception est de 1/1500 s... La distance de la cible est donc de 300 000 / 1 500 = 200 km.

La vitesse

Nous avons pu constaté qu'il était assez aisé de calculer la distance de la cible par rapport à l'antenne mais comment obtenir sa vitesse ? Une des solutions repose sur un principe de physique simple: la vitesse correspond à la dérivée de la position. Pour expliquer plus simplement, si nous calculons la distance parcourue sur des intervalles de temps court, nous pouvons évaluer la vitesse et l'axe "instantané" de déplacement. Cette ensemble de petite droite constitue une enveloppe de droites qui détermine la trajectoire. Mathématiquement, cette enveloppe est appelée dérivée.

Cette méthode a ses limites que nous évoquerons un petit peu plus loin. Une alternative à cette méthode mathématique est un phénomène physique plus complexe: l'effet Doppler.

Pour simplifier au maximum, nous pouvons résumer l'effet doppler à un changement de fréquence de l'onde réfléchie dépendant de la vitesse de la cible. Ainsi lorsque le radar émet avec une fréquence bien spécifique, il est susceptible de recevoir une réponse dans une gamme de fréquence différente. Cette différence, via un calcul savant, permettra de déterminer une approximation de la vitesse de la cible.
L'altitude

Nous allons commencer à aborder les limites du radar.. En effet, nous avons parlé de "localisation" et non pas de position. En effet, l'intervalle de temps entre émission et réception ne permet de déterminer que la distance entre l'antenne et la cible or deux cibles peuvent être à la même distance de l'antenne tout en se trouvant en deux positions différentes. Le schéma ci contre explique très bien pourquoi.

Un radar primaire, pour déterminer une altitude a besoin d'une deuxième antenne d'émission qui va balayer dans le plan vertical afin d'obtenir une information de site (d'où son appelation de "radar de site"). De cette manière, nous pouvons déterminer une altitude et donc des positions précises.

Les limites du radar

Vous constaterez que nous évoquons une "distance entre l'antenne et la cible"... Ce flou se justifie par une subtilité: l'utilisation d'un radar passe par celle d'un écran... La transformation d'une situation en trois dimensions (l'espace aérien) vers un espace en deux dimensions (l'écran radar) s'appelle une projection. Or cette projection a un effet indésirable; je m'explique: prenez deux avions volants à des altitudes différentes (ras du sol pour l'un et 10 000m pour l'autre) et vous pourriez avoir deux avions se trouvant à la même distance de l'antenne tout en étant en deux endroits très différents sur votre radar (l'avion à 10 000 étant forcément plus près de la source d'émission dans le cas d'une projection). Vous voyez l'une des limites du système: soit vous balayez des tranches très fines d'espace aérien pour en déduire une position précise des appareils, soit vous devez utilisez une deuxième antenne qui se chargera de la détection dans le plan vertical, ce type de radar est dit "de site".

Les autres inconvénients sont mutiples: un radar va repérer tout ce qui réémet ses ondes donc, par exemple, le sol, les nuages, les oiseaux, etc. A titre d'information, une bande autour du radar réemise par le sol est inutilisable; ce phénomène s'appelle le ground clutter. Vous aurez compris que lorsque vous cherchez des avions et non pas des reliefs, des oiseaux ou des nuages, il devient parfois difficile de s'y retrouver. Si vous en doutez, essayez de visiter une installation de détection militaire et de comprendre tout ce qui est visualisé sur l'écran
La couverture dite radar est donc considérée comme efficace au dessus de l'altitude de 300m/Sol.

Les transpondeurs:

La solution pratique à tous ces problèmes marginaux du radar allaient venir encore une fois d'un dérivé d'applications militaires: le transpondeur, lui même exploité à l'aide d'un radar dit "secondaire" par opposition au radar primaire évoqué ci dessus.

Nous avons vu dans la précédente partie que, finalement, un radar était une forme d'émetteur radio permettant l'évaluation de la distance entre une cible et la station. Le radar dit "primaire" nécessitait une identification des appareils d'où la l'intérêt de trouver un système associé à la détection. Ce système apparût sous le nom d'I.F.F. (Identification Friend or Foe) ou Identification Ami-Ennemi. Il s'agit d'un boîtier qui répond à une interrogation. Ainsi, en cas d'absence de réponse, l'appareil est considéré comme ennemi.

La version civile

L'intérêt de ce système pour le contrôle aérien civil est évident:
* les avions concernés sont forcément collaboratifs,
* il élimine les éléments indésirables (nuages, reliefs, etc.),
* il permet la transmission de données (les données d'identification du système militaire).

Le principe de fonctionnement.

Les paramétrages civils

Le contrôle aérien civil n'ayant pas besoin de trier les amis des ennemis, il fut décidé que le transpondeur transmettrait une code à chiffres en octal (4 chiffres de 0 à 7) ainsi que la vitesse sol et l'altitude. Si vous réfléchissez aux problèmes liés au radar primaire, vous constaterez que ces derniers sont résolus par l'usage du radar secondaire.

Nous allons récapituler le fonctionnement même si nous retrouvons des caractéritiques similaires.

La localisation

Une antenne tournante émet une impulsion d'appel qui est reçu par un dispositif embarqué; le dispositif complète l'interrogation et retransmet une impulsion réponse. Le délai émission-réponse permet de calculer la distance entre la station et l'aéronef.

La vitesse

Si une extrapolation est nécessaire avec le radar primaire, le radar secondaire récupère la vitesse sol directement dans le message réponse du transpondeur.

L'altitude

Pour la déterminer, il n'est nul besoin d'un radar dit "de site" puisque cette information est directement fournie par l'avion. L'appareil étant en fréquence avec des organismes du contrôle, il est possible de vérifier l'exactitude des informations fournies.

Les limites du radar secondaire

Nous pourrions imaginer un instant que nous avons trouvé la perle rare, idéale pour le contrôle aérien civil. Dans les faits, certains avantages du radar secondaire peuvent se révéler être des défauts. Ainsi lorsque le transpondeur tombe en panne, vous ne détectez plus l'appareil possédant cet appareil défectueux. Si deux appareils sont proches l'un de l'autre, il y a un risque d'inversion entre les réponses des transpondeurs (ou un risque de non différenciation).

Le RADAR secondaire a littéralement révolutionné le contrôle aérien mais cet outil n'est qu'un maillon important. Un autre maillon, celui auquel nous allons nous intéresser, est la visualisation. Avec l'avènement de l'informatique, nous disposons de possibilités de plus en plus étendues en terme d'affichage, de filtrage,etc.

EN CONCLUSION:

Nous pouvons donc maintenant comprendre que lorsqu'un ovni est détecté par un radar primaire, il ne l'est absolument pas par un radar secondaire.
Ce qui explique que lorsqu'un pilote observe un ovni, l'opérateur radar de la circulation aérienne (Aérodrome), ne peut observer l'ovni, car le radar secondaire n'analyse que les aéronefs équipés d'un transpondeur.

Par contre, un plasma ionosphérique ne peut être détecté par un radar primaire. Les ondes émises étant absorbé par le dit plasma.

Ces détails expliquent pourquoi certains "ovni" ne sont pas détectés par les radar de surveillance du territoire. De plus, tout engin maneuvrant au dessus du territoire national, entraine le décollage obligatoire des chasseurs de surveillance en alerte 24h/24h pour la reconnaissance des intrus.
Un rapport est alors obligatoirement envoyé aux autorités supérieures comme le GEIPAN, la DGAC ou la DGA.

A+JP.

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Re: RADAR PRIMAIRE ET SECONDAIRE.

Message  Mantell le Lun 31 Mai - 20:46

flower

LE CAS DES "PLASMAS".
..............................

Nous avons vu plus haut que les masses d'air fortement ionisées (Plasmas),
absorbent les ondes des radars primaires.
Cette caractéristique titille les cerveaux, car ces fameux "plasmas" pourraient
permettre de rendre furtif (indétectables) certains aéronefs en cas de conflit.

L'ONERA étudie actuellement ce principe:

Effectivement,un ovni en "statique" (ou sans mouvement rapide.)
est parfaitement visible aux radars.... Par contre,lors d'accélérations
ou de manoeuvres, il n'est pas toujours détectable. (Cas du Mirage IV).

Lors d'un vol stationnaire,il semblerait que les champs magnétiques puissants
qui permettent la sustentation de l'ovni,n'ionisent pas l'air de notre atmosphére,
car il n'y a pas déplacement rapide de ces masses d'air.

(Voir les témoignages/Multiples RR3 au sol):
-Avant tout décollage,les "occupants" préviennent les témoins de s'écarter.
L'ovni s'élève alors d'une quinzaine de mètres et s'illumine seulement
à ce moment là. (Voir affaire Michalak.).

Par contre,lors d'un déplacement rapide,les micro-ondes émises par les puissants
champs magnétiques,provoquent l'arrachage des électrons liés aux atomes,
pour en faire des électrons libres, provoquant cette ionisation, (Effet Hall) dont
la fréquence est tres proche de celle des radar de l'époque considérée.
(2.450 mégahertz.)........................

(Voir le fameux cas du RB-47 avec 2.900 mégahertz, mesurés et enregistrés.)

L'on peut donc en conclure que la forte ionisation de l'air,provoquerait l'absorption
des ondes radar. Ce qui expliquerait alors le manque d'écho en retour et surtout
le fait que l'opérateur radar n'observerait plus les échos-retours issus de l'ovni.
(Relire le cas du Mirage IV.) .

http://pic.aceboard.net/img/81032/1685/1171364831.jpg

C'est le but recherché actuellement par l'ONERA sur la furtivitè des aéronefs
du futur par camouflage aux moyens de plasma froids....
Ils seront alors "indétectables" aux radar, mais brilleront comme des "lucioles"...!!

Nota:
Déclarer péremptoirement (Comme les sceptiques ignares!) que les dits "ovni"
sont des plasma, dénote donc une méconnaissance totale du fonctionnement
des radars primaires actuels.

Amicalement.


A+JP.

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Re: RADAR PRIMAIRE ET SECONDAIRE.

Message  Mantell le Mer 2 Juin - 9:32

flower

Exemple de suivi radar d'un ovni par des contrôleurs russes.
Vitesse proche de 10.000km/h.

http://www.youtube.com/watch?v=CvZudICEZaQ&feature=player_embedded


A+JP.

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Re: RADAR PRIMAIRE ET SECONDAIRE.

Message  lionel le Lun 21 Juin - 23:55

quel est ton avis personnel JP sur cette video "radar" .... je suppose que la première ligne "00000" pour l'ovni est le code transpondeur ??

je trouve ce document trop beau pour être vrai mais n'ayant pas suffisament de connaissances en la matière, je préfère m'appuyer sur votre analyse

merci d'eclairer ma lanterne

amicalement
beer

PS: avez vous des precisions concernant le fameux radar GRAVES dont l'Onera est a l'origine ?? celui qui traces les satellites et autres objets spatiaux en orbite .... si il y a un appareil capable de "voir" des ovnis en permanence cela doit ce radar .. non ??



http://www.fas.org/spp/military/program/track/graves.pdf

... page 21 de ce document un paragraphe m'a interpellé :

Pour Graves, la tâche est ardue. Quelque 8 000 objets évoluent en permanence autour de la Terre. «
Notre radar nous a permis de nous constituer un catalogue autonome de 2 000 objets », poursuit le
général Hendel. Jusqu'à présent, la seule source ouverte disponible était celle du Space Command
américain. En se fiant à la liste américaine, les Français auraient dû trouver 1 035 « objets ». Or, ils en
ont repéré bien plus. Si l'on exclut les débris, il y aurait 20 à 30 « anomalies orbitales », pour une
bonne part des satellites espions, américains notamment.

lionel

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Re: RADAR PRIMAIRE ET SECONDAIRE.

Message  Mantell le Mar 22 Juin - 3:20

flower

Salut mon Lionel!

Très bonne question:

- Premièrement les popofs sont contents de nous montrer leurs capacité
à suivre des objets "non-conformes" par combinaisons informatiques
adaptées "radar primaire/Secondaire".
Normalement le secondaire ne devrait pas "voir" les ovni,
car les ovni ne possédent pas de transpondeurs.

D'où la belle maneuvre technologique présentée..!!
............................................(Info ou désinfo?...Je ne sais pas!..)

- Deuxio: Pour les "GRAVES" de l'ONERA, il ne faut pas oublier
que les formidables capacités d'observation en distances/Altitude
ont provoqué des chicaillats avec les US et leurs sat. espions.
Notamment avec nos capacités de détection longues distances.

Avant, les US étaient les seuls à compter les boulons en orbite...(NORAD)
Leurs énormes radar surveillaient surtout l'ensemble nord de l'URSS...!!!

Nota: Voir la fameuse rentrée d'orbite de nov 90 de la fusée russe
non équipée de transpondeur!...(NORAD/GEIPAN).

N'oublie jamais que lors de la fameuse "guerre froide" nous nous devions
très rapidement, de faire la différence entre un missile soviet et un ovni.
-Ce que peu de personne savaient à cette époque...

Le COMETA est justement le produit de ces observations, car les militaires
se voyaient reprocher par certains crétins, de cacher des infos sur les ovni...

"L'IHEDN a tiré les chôses aux clercs"...!!!! Very Happy

Avec GRAVES, la donne a changée et çà a fumé avec les sat/Espions US
et autres babioles non identifiées.... Shocked

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-07-03/comment-la-france-forge-son-armee-spatiale/1648/0/358303


Amicalement.
A+JP beer

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