L'IMPOSTURE DES "DIEUX"....

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L'IMPOSTURE DES "DIEUX"....

Message  Mantell le Mer 2 Mar - 9:01

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L'imposture des diieux:
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culte du cargoLes religions seraient-elles des cultes voués aux extraterrestres ? Un dossier qui résume la thèse de Paul Von Ward ainsi que celles d’autres chercheurs qui se sont penchés sur cette thèse que plus d’un pourraient considérer comme trop provocatrice à l’heure où on lance des fatwas et des anathèmes pour pas grand chose. Une position assez isolée en cette époque du retour du sentiment religieux et défendue par un ancien diplomate américain qui fut dans sa jeunesse pasteur protestant, multi diplômé de prestigieuses universités, vétéran du Viêt-Nam et aujourd’hui chercheur indépendant.
Avons-nous créé l’image que nous nous faisons de Dieu sur base d’informations données par des imposteurs, des entités qui se seraient présentées comme des dieux ? Bref, Dieu, les dieux, ceux que nous avons pris pour des dieux seraient-ils des imposteurs ? Les autorités religieuses se seraient-elles servies de ce quiproquo, de cette ambiguïté pour encore mieux instaurer leur pouvoir sur nos consciences ? Voici des questions que le lecteur se posera à la lecture du livre de Paul Von Ward, un chercheur américain, auteur d’un ouvrage passionnant, en anglais seulement : Gods, Genes and Consiousness - Non human intervention in human history - Hampton Roads Edition). Un livre où Paul Von Ward nous invite à reconsidérer le problème extraterrestre mais aussi l’histoire de nos civilisations et des religions. L’auteur, qui est à la fois un exégète et une sorte d’encyclopédiste en matière ufologique, nous offre une véritable mine d’informations sur les extraterrestres et l’histoire des civilisations. En poussant le raisonnement de Von Ward à l’extrême, un extrême qu’il n’approuvera peut-être pas, nous pourrions rejoindre la pensée de l’écrivain américain John Lash : l’irruption des “dieux” des religions monothéistes a mis un terme violent aux cultes chamaniques sur l’ensemble de la planète et nous a plongé dans une sorte d’âge des ténèbres. Ce sera par ailleurs le sujet du prochain livre de Lash qui s’inspirera des connaissances des gnostiques et des écoles des mystères pour étayer son propos. Pour Paul Von Ward, nous sommes piégés dans une civilisation «supranaturaliste», une civilisation «surnaturelle» qui a dénaturé la transcendance, la magie et l’ésotérisme.

La naissance furieuse des religions du Livre

Comment expliquer l’apparition de nos principaux dogmes religieux monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’ISLAM, ces fameuses religions du livre qui toutes nous imposent un rapport de soumission? Comment se fait-il que nous avons accepté si facilement les commandements parfois violents, les appels aux meurtres des infidèles (ceux des autres religions), les règles culinaires, cosmétiques et vestimentaires étranges et absurdes, mais également les comportements tyranniques et les crises de jalousie de cette entité divine qui se manifeste dans le corpus de textes des religions du livre ? Pour paraphraser la pensée de Michel Onfray, auteur d’un «traité d’athéologie» paru chez Grasset, comment expliquer qu’un catholique regardera avec mépris, amusement ou haine les règles particulières d’un musulman ou d’un juif et vice et versa sans remettre en question ce qui se passe dans sa propre chapelle ? Pourquoi cette guerre entre trois religions qui boivent à la même source ? Pourquoi tant de soumission à un dieu qui affirme être le créateur de toute chose, qui déclare être le siège d’un amour infini, qui fait reposer sur ses créatures un fardeau aussi lourd que celui du péché originel et qui voue aux enfers le croyant pour la plus infime transgression. Il y a là un paradoxe qui semble insoluble sauf si l’on considère que ce “dieu”, ces “dieux”, sont plus matériels, plus charnels, moins métaphysiques et trouvent leur origine dans notre univers matériel ou dans un univers parallèle. Une origine extraterrestre, cosmique, spatiale. Une origine moins spirituelle et plus engagée dans notre monde de “matière”. Une thèse très difficile à admettre spontanément malgré les contradictions avérées, la violence et l’intolérance qui transpirent dans nombre de textes et doctrines des trois religions monothéistes. Et pourtant, en dépit de ce conditionnement millénaire de l’homme qui consiste à considérer la manifestation de Yahvé, Jéhovah, Allah comme le témoignage du principe créateur de toute chose, il est important de se donner la possibilité de reconsidérer le problème et d’envisager l’hypothèse selon laquelle ces “dieux” soient simplement des entités extraterrestres. C’est ce que propose Von Ward, sans doute avec des termes moins radicaux que ceux employés dans cet article mais avec une grande richesse d’exemples.
Etres avancés

Une mise au point étymologique d’abord : plutôt que de parler d’extraterrestres, d’aliens et d’autres visiteurs des étoiles, nous utiliserons l’abréviation E.A. ou êtres avancés (en anglais : advanced beeings ou AB’s) utilisée par Von Ward pour les désigner. Cette abréviation a le mérite de mettre en évidence quelques unes de leurs caractéristiques fondamentales : ces entités seraient le plus souvent charnelles (comme nous), appartiendraient, en partie au moins, à notre univers dimensionnel et seraient plus “avancées” que nous. Plus avancées technologiquement, c’est une certitude. Mais spirituellement, le sont-elles vraiment ? C’est sans doute la question la plus problématique.
Von Ward nous propose de revisiter les textes sacrés de la bible, les textes sumériens, les évangiles gnostiques, la mythologie grecque, les récits védiques de l’Inde ancienne, les textes tibétains, égyptiens mais aussi les légendes et traditions orales d’Amérique du Sud, du Mexique, des ethnies, des civilisations et empires qui se sont développés en Afrique ainsi que des légendes polynésiennes sur la création du monde. Et de constater que ces récits ont beaucoup de choses en commun : ils évoquent tous à leur manière l’intervention très matérielle d’entités qualifiées sans doute à tort de divines parce que capables de faire des “miracles” comme voler dans les airs, guérir des gens, faire la démonstration d’une puissance incroyable à l’aide d’armes de destruction massive, voyager dans les étoiles, etc. Ces mêmes entités nous auraient enseigné le BaBA de la civilisation : l’agriculture, le commerce, le droit, l’art militaire, l’astronomie, les mathématiques. Une thèse défendue à longueur de livres par Zecharia Sitchin qui met en lumière, à l’aide de nombreux textes sumériens, le rôle des Annunaki, ces entités extraterrestres qui seraient venues d’une lointaine planète à l’époque de l’émergence et du développement de la civilisation de l’Irak antique.
Le contrepoint gnostique

Un point de vue qui n’est pas partagé par certains auteurs comme John Lash que nous avons déjà cité. Selon ce dernier, ces entités extraterrestres auraient manipulé notre perception de l’histoire et notre conscience pour nous faire croire que des dieux, des êtres extraterrestres sont à l’origine de nos progrès civilisateurs. Pour Lash, nos progrès matériels ainsi que spirituels, nous ne les devons qu’à nous-mêmes. Nous avons accès à toutes les connaissances pour peu que nous pratiquions les disciplines spirituelles pour y parvenir. C’est ce que l’on appelle la gnose. Pour cet auteur, ces entités extraterrestres qui seraient intervenues dans notre histoire sont maléfiques et parasitaires. Ce sont les fameux archontes. Pour les gnostiques, l’homme ne doit en aucune manière son salut à un dieu extérieur très suspect ou à un yahveh dictatorial. Il se «sauvera» lui-même grâce à un chemin intérieur vers l’illumination. On comprend par conséquent pourquoi la religion catholique romaine, qui ne peut supporter la moindre velléité d’indépendance de l’homme, se soit attaquée avec férocité aux Gnostiques en les diabolisant.
Le culte du cargo

Revenons à ces êtres avancés. Des entités certes toutes puissantes mais faites de chair et de sang, faillibles, colériques, dictatoriales, capricieuses, avides de pouvoir et guerroyant entre elles. Ces récits anciens à propos des dieux (annunakis, élohim, etc.) évoquent également l’existence d’un grand cataclysme qui aurait effacé pendant longtemps toute civilisation de la surface du globe. Nous aurions fait les frais des guerres que se seraient livrées ces entités extraterrestres divisées en clans et qui ne semblaient pas d’accord sur la façon d’administrer la terre et les hommes.
L’histoire que nous raconte Von Ward suggère que nous sommes en quelque sorte victimes du syndrome du “culte du cargo” (culte créé par des populations indigènes de Nouvelle-Guinée aux hommes blancs colonisateurs et à leur technologie lors de leurs premières rencontres) et que nous avons pris des entités extraterrestres technologiquement plus avancées que nous pour des dieux. Ces “dieux” seraient les architectes notre civilisation, auraient modelé nos conceptions religieuses, manipulé nos patrimoines génétiques et créé nos différences raciales. Nous serions les fruits d’un grand jeu, d’une gigantesque expérience.
Si nous avions demandé à un papou jamais mis en contact avec la civilisation occidentale de narrer ses premiers contacts avec les hommes blancs, la première fois qu’il a vu un cargo ou un avion, ou encore au moment où il a assisté au conflit entre les Américains et les Japonais pendant la deuxième guerre mondiale, il y a fort à parier qu’il nous pondrait un récit épique mettant en scène des dieux immensément riches, volant sur des dragons d’acier cracheurs de feu, glissant dans l’eau ou sur l’eau dans des monstres de métal vengeurs, crachant des éclairs aussi brillant que le soleil. Les papous avaient construit des fausses pistes d’atterrissage, des fausses tours de contrôles et de faux ports pour s’attirer les bontés des “dieux”. Notre civilisation ne serait-elle pas encore aujourd’hui, victime, à tout le moins religieusement et culturellement, du syndrome du culte du cargo. Bien entendu, cette hypothèse ne revient pas à dire que Dieu n’existe pas, bien au contraire. Ce sont les messages et les textes de nos bibles et autres livres “sacrés” qui ne seraient pas si sacrés que cela.

piste

Piste d'atterrissage factice construite pour un rituel par des indigènes de Nouvelle Guinée - Scène extraite du documentaire Mondo Cane de Gualtiero Jacopetti - 1959


Le jeu n’est pas terminé

Pensez-vous que ce jeu est terminé ? Non. Bien au contraire. Branchez-vous sur le web et regardez par exemple un reportage d’ABC, une des plus importantes chaînes américaines. Une équipe de tournage d’ABC avait rencontré un homme qui se prétendait prophète de Yahweh et qui affirmait pouvoir faire apparaître des ovnis à volonté. Rendez-vous avait donc été pris avec le prophète dans une banlieue de Las Vegas. L’intéressé invoquait alors le ciel en psalmodiant une petite incantation et à la stupéfaction des journalistes, deux ovnis apparaissent très clairement dans le ciel. Un peu plus tard, le «prophète» Yahweh promettait une apparition massive d’ovnis le 15 juillet. De quoi impressionner les foules. En définitive, peu importe qu’il soit capable ou non de faire venir des ovnis, le problème est l’idéologie qui accompagne ce tour de passe-passe : une idéologie extrémiste et apocalyptique, la vengeance d’un dieu en colère contre les péchés de l’humanité, les homosexuels, les infidèles, etc. Bref, un bon discours de l’extrême droite biblique avec des “élus” et des mécréants. Le drame est que ces manifestations habiles pourraient très bien pousser nombre de gens crédules et effrayés par l’irruption de phénomènes étranges à se soumettre corps et âme. Ce fameux culte du cargo donc, qui est une manifestation religieuse très particulière qui reflète bien le comportement de l’homme face à l’inconnu.


Pourquoi s’accrocher aux textes sacrés ?

Pour Paul Von Ward nous avons été conditionnés, que nous soyons croyants ou non, dès le plus jeune âge, à considérer les textes sacrés et les traditions religieuses comme une série d’instructions émanant d’un dieu universel. Il serait tout aussi difficile pour un athée, un agnostique ou un croyant de se détacher de ce conditionnement, de cette soumission au dogme religieux. Chrétien, musulman, juif ou agnostique, nous percevrions les textes religieux comme des récits narrant les relations des hommes avec Dieu ou encore comme des métaphores initiatiques. Et si les comportements divins nous semblent peu compréhensibles ou parfois excessivement violents ou vengeurs (comme c’est le cas dans la Bible par exemple), les exégètes et théologiens s’empressent “d’interpréter” les actes et les paroles de Dieu comme des “images” qu’il faut inscrire dans le contexte social de l’époque, une époque où les gens étaient peut-être un peu “dur d’oreilles” et où il fallait impressionner par des images fortes. Les fondamentalistes de leur côté se font un plaisir de ne rien interpréter du tout et de prendre le message au pied de la lettre, histoire de donner plus d’ampleur, de force et puissance à leurs petites affaires. Par contre, il nous est beaucoup plus difficile d’admettre que ces chroniques et récits bibliques, sumériens et védiques pourraient être des narrations déformées d’événements réels mettant en scène des êtres techniquement plus avancés mais pas forcément plus évolués spirituellement que ne pourrait l’être un homo sapiens sapiens.
Histoires vraies ou légendes?

Bien entendu, certains chercheurs ont certaines réticences à admettre que ces livres “sacrés” et ces récits épiques sur les premiers âges de notre civilisation pourraient relater des faits historiques impliquant des entités matérielles et charnelles. Pour les fondamentalistes, les récits bibliques sont effectivement des récits historiques à prendre totalement au premier degré et à travers lesquels des forces divines transcendantes se manifestent pour appeler à la conversion immédiate. Cette lecture s’est perpétuée même si elle a été adoucie par les théologiens et autorités vaticanes des dernières années. Dans la bible par exemple, pour certains théologiens contemporains, les symboles étaient plus importants que les faits relatés. Jusqu’il y a peu, les théologiens modernes considéraient les élohim et autres anges ainsi que les annunakis des textes sumériens comme des récits mythologiques ou encore comme des incarnations symboliques et archétypales des luttes intérieures de l’âme humaine. Ces sagas se voudraient être des sortes d’exorcismes conçus pour mieux catalyser la violence inhérente au fonctionnement des sociétés anciennes, sortes de contes de fée des premiers temps pour “huiler” les rouages de la mécanique de fonctionnement de ces sociétés. Ou encore, ces histoires auraient été déformées, imagées en paraboles pour mieux parler à l’imaginaire des peuplades des temps jadis. Voici l’interprétation traditionnelle du contenu de la Bible ou d’autres livres anciens.
Les chroniques sumériennes

Mais si l’on relit les textes sumériens et même certains chapitres de la Bible sans présupposés, en partant simplement du principe qu’il s’agit de la narration de faits réels émanant d’êtres humains dépassés culturellement et technologiquement par les activités d’entités issues d’une civilisation infiniment plus sophistiquée, alors tous ces textes prennent un sens nettement plus cohérent. D’autant plus que certains récits sumériens sont vraiment sans équivoque lorsqu’ils évoquent l’utilisation de technologies exotiques en matière de transport (fusées, navettes spatiales, vaisseaux mères, stations orbitales), d’architecture, de banques de données, de communication à distance, etc. Pour vous en savoir plus, lisez les livres de Zecharia Sitchin mais également ceux d’autres chercheurs qui travaillent sur la même hypothèse ainsi que la traduction des nombreux textes sumériens (à lire sur Karmapolis : L’origine de l’homme : les thèses interdites et l’interview d’Anton Parks, l’auteur du livre Le Secret des Etoiles Sombres qui est une oeuvre remarquable et étonnante qui nous donne un aperçu très convainquant du génie génétique des annunakis et de leurs activités colonisatrices).
Des progrès technologiques soudains

Les chercheurs sont incapables d’expliquer pourquoi des civilisations très anciennes ont fait de véritables bons en avant dans le futur, des sortes de sauts quantiques technologiques, un peu comme si des sociétés modernes et sophistiquées étaient apparues soudainement là où tentaient de survivre auparavant des peuplades nomades de chasseurs cueilleurs. A tout le moins, nous aurions du retrouver des traces de “civilisations intermédiaires” montrant que l’évolution technologique a suivi une courbe lente et progressive. Mais il n’en a rien été et l’hypothèse la plus évidente est que l’homme a forcément du recevoir une aide extérieure. Ce que bon nombre d’archéologues refuse de “croire”. Von Ward nous montre que les récits de ces peuplades sont sans ambiguïtés : ils ne revendiquent aucunement les progrès qu’ils ont fait mais les attribuent à des “dieux”, des êtres avancés « spécialisés » en médecine, en agriculture, en droit, dans l’artisanat, etc.

Les guerres des dieux

La question qui taraude les consciences est de savoir si l’intervention de ces êtres avancés était bénéfique ou non ? Tous les actes « divins » sont à chaque fois empreints d’ambiguïté et il semble évident que leurs dons n’ont jamais été gratuits et toujours été faits avec une arrière pensée “utilitariste”. Comme le souligne Von Ward, les E.A. ne sont pas des philanthropes, loin de là. Surtout si l’on examine les tablettes sumériennes relatant notre histoire commune avec les annunakis : ces derniers nous auraient créés et nous auraient aidés à fonder une civilisation pour avoir de la main d’œuvre qualifiée à disposition. Les annunakis nous auraient donné les notions suffisantes pour l’agriculture, l’élevage, la sidérurgie, le droit, l’art et l’artisanat mais aussi l’écriture et le langage. Lorsque nous avons voulu les égaler dans certains domaines plus “stratégiques”, à savoir construire des vaisseaux et une tour de lancement pour atteindre les étoiles (la Tour de Babel), les choses auraient tourné au vinaigre. Selon les textes sumériens, de nombreux conflits auraient déchiré les “dieux” annunakis pour savoir jusqu’à quel point il fallait faire évoluer notre civilisation ou s’il fallait tout simplement nous effacer de la surface de la terre une fois notre tâche remplie (le travail dans les mines d’or, la production de “matières premières” comme des métaux et des produits dérivés de la naphte, soit du pétrole). Mais le développement de la communication, du langage était sans doute bien plus important que les autres progrès. Le langage représente un enjeu de taille car celui-ci conditionne nos perceptions et donc notre conscience. La langue héritée des dieux pouvait-elle oui ou non subsister telle quelle ou bien, s’agissait-il d’un cadeau bien trop important à nous faire ?
Le «don» des langues

Selon Paul Von Ward, le langage et l’écriture employés à l’époque des “dieux” étaient des outils de communication parfaits. Ces êtres avancés connaissaient le pouvoir “magique” des mots et des sons et nous les auraient sans doute enseignés (la science explore aujourd’hui seulement les propriétés physiques des sons, ultrasons et infra basses qui peuvent, par exemple, s’avérer des armes très efficaces). Le fait de pouvoir repérer et “découper” une langue en un nombre limité de signes “écrits”, qui combinés de façons infinies recouvrent toutes les significations que l’on veut communiquer, était un coup de génie. L’invention des premiers alphabets (le sanskrit), simplifiant les principes d’écritures basés sur les idéogrammes (un signe par mot dont une infinité de signes à apprendre comme c’est le cas en chinois) et les hiéroglyphes, représentaient également un bon créatif incroyable. Mais dans son ouvrage, Von Ward nous montre également que le langage et l’écriture connaissent une véritable “dévolution”, une sorte de décadence dans laquelle la langue a perdu sa force de signification, sa puissance évocatrice mais également magique. Les traditions kabbalistes seraient les vestiges de cette époque où le langage avait une dimension ésotérique aujourd’hui cachée ou disparue. L’enjeu est d’autant plus important quand on sait que le langage est en partie responsable de la formation de la pensée et de la conscience ou plutôt de la manière dont celles-ci se manifestent. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait eu des guerres linguistiques, que des institutions religieuses ou gouvernementales aient parfois voulu imposer certains mots, un bagage terminologique particulier tout en interdisant l’usage d’autres termes. Admirez la puissance des mots sur les consciences en matière de propagande : souvenez-vous comment l’expression “frappes chirurgicales” a réussi à insinuer l’idée qu’une “guerre propre” et précise était humainement acceptable car prétendument économe en pertes civiles masquées qui seront ensuite déshumanisées sous l’appellation “dégâts collatéraux”. De même, jamais l’église n’acceptera de faire rentrer dans son bagage terminologique le concept d’entités avancées pour désigner les “anges”, les “démons” ou “Jéhovah”. Le langage constitue un enjeu de première importance. La façon dont ces êtres avancés ont influencés nos langage et l’écriture pourrait révéler leur objectif. Le sujet est complexe et les conclusions de Von Ward sont ambiguës. Comme l’ont sans doute été les interventions des êtres avancés dans l’histoire humaine. Parce qu’il y avait des dissensions entre individus d’une même race extraterrestre, parce qu’il y avait peut-être plusieurs “races” extraterrestres aux mobiles et aux comportements différents. Ces dissensions auraient provoqué les conflits abondamment décrits tant dans les écrits sumériens que dans les textes védiques (Inde) qui mettent en scène des “dieux” faisant usage d’engins volants surarmés ainsi que d’armes de destruction massive.
Un autre héritage des êtres avancés : le système très centralisé et dictatorial que l’on retrouve dans certains états laïques et théocratiques. Un système qui trouverait sa source dans les cultes de la personnalité des anciennes civilisations sumériennes et égyptiennes qui vénéraient des dieux entités extraterrestres mais aussi des hybrides. Des êtres issus de croisements entre des êtres avancés et des hommes et qui devinrent nos rois et gouvernants quand les êtres avancés disparurent de la surface terrestre. Pour Von Ward, la monarchie absolue de Droit divin n’est finalement qu’une sorte de séquelle de ce type de gouvernement. Dans le même ordre d’idée, les cultes de la personnalité contemporains générés par les systèmes hitlériens, staliniens ou nord-coréens seraient peut-être aussi des réminiscences de ces temps anciens.
Un héritage ambigu

Ces êtres avancés ont-ils joué un rôle positif? Que serions-nous devenus sans leur intervention. Si l’on se fie aux mises en garde gnostiques contenues dans le Nag Hammadi, alors l’irruption des E.A n’était pas une bonne chose. Sans eux, nous aurions pu nous connecter plus efficacement à notre source créatrice –l’entité mère– et notre potentiel aurait peut-être été suffisant pour nous permettre d’arriver à l’épanouissement de notre conscience. La déviation occasionnée par l’intrusion et la manipulation des Archontes, des annunakis sur notre conscience nous aurait donc plongés en «enfer».
Pour Paul Von Ward, l’implication des êtres avancés a pu accélérer le développement technologique de nos civilisations. Par contre, sur le plan spirituel et social, le rôle rempli par ces êtres avancés serait beaucoup plus discutable. Tant le clergé que les premiers rois humains auraient, semble-t-il, été manipulés par des E.A. pas particulièrement enclins à nous léguer un héritage spirituel et des structures sociales harmonieuses. A la lecture du livre de Paul Von Ward, on est finalement étonné de ne pas s’être aperçus plus tôt de l’intervention de ces êtres avancés dans notre histoire.
Un auteur inattendu

C’est surtout le parcours et l’évolution spirituelle de Von Ward qui a retenu toute notre attention. Le contenu de l’ouvrage peut surprendre, voire choquer le croyant qui n’éprouve pas le besoin de remettre en question le dogme religieux. L’ouvrage n’a pourtant pas été rédigé pour heurter la sensibilité du lecteur, nous a confié l’auteur. Il est l’aboutissement d’une lente progression philosophique et intellectuelle qui s’est faite, nous a précisé Von Ward, «sans chocs ni violences». Paul Von Ward a reçu une éducation américaine standard et une formation universitaire de haut vol : un cursus très classique pour les membres de l’élite de Washington travaillant pour le département d’état des affaires étrangères. Cet ancien diplomate a du éprouver une forte attirance pour la transcendance pour devenir pasteur protestant et on ne peut qu’être étonné de la remise en question radicale qui a suivi. Nous lui avons posé des questions à cet égard et c’est sans réserve ni gêne qu’il s’est exprimé : « Ma façon de voir a profondément changé depuis l’époque où j’étais jeune pasteur. Mais même si cela peut vous paraître surprenant, je dois dire que l’évolution de ma pensée s’est déroulée sur plusieurs décennies, sans difficulté émotionnelle particulière et sans douleur. Nombre de mes camarades de faculté se posaient les mêmes questions que moi et tout comme moi, tentaient d’accéder à de nouveaux paradigmes. Ils se sont malgré tout retrouvés psychologiquement incapables de lâcher prise, d’abandonner leurs vieux schémas de pensée. Beaucoup sont revenus aux traditions religieuses que nous avions essayés d’abandonner lorsque nous étions plus jeunes. Des changements variés et croissants se manifestent en douceur chez un individu. La résistance au changement de mes amis était bien plus importante que la mienne durant nos études supérieures en psychologie. En fait, cela a été un travail d’introspection de toute une vie pour finalement comprendre pourquoi mes transformations, mes transitions philosophiques et religieuses ont été aussi «normales».
Je sais que cela ressemble à une excuse, une rationalisation à posteriori pour justifier mon incapacité à donner une explication au processus de transformation intérieur que j’ai traversé. Selon moi cela dépend du niveau d’évolution de la «psyché» qui s’incarne à la naissance de l’être humain. Bien entendu, il y a des histoires d’épiphanies (ndtr : révélations «divines » soudaines) et de conversions, un peu comme si un bras magique vous touchait dans un moment de crise, mais je ne me souviens pas avoir traversé ce genre de crise. En fait, aujourd’hui, je ne crois pas en un Dieu. La source de toute existence est et demeure ineffable. Les différentes espèces d’êtres avancés sont des créatures qui ont un atteint un niveau énergétique incomparable au nôtre mais elles sont aussi des manifestations de la Conscience par lesquelles notre propre auto apprentissage de l’univers peut se faire. Toutes les espèces (les humains, les êtres avancés et les entités moins «avancées») sont engagées dans un processus d’apprentissage et de connaissance sur la manière dont elles peuvent contribuer au «grand Tout». Le Créateur n’a pas de «plan divin». Ce principe créateur ne cherche qu’à découvrir ce que toutes ses manifestations sont capables de créer ensemble. De ce fait, la vie est un processus sans fin, ouvert et qui se guide lui-même, ce qui me permet d’être aussi libre que l’oiseau qui vole».

Karmaone

Karmaone - ©️ Karmapolis - décembre 2005

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Bonne lecture.
JP
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Mantell
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